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mars 11, 2022

Il était une fois... la Mazda MX-5 Miata

Retrouvez l'essai de Bapt' qui prend à son tour les commandes du blog pour partager son histoire avec, une fois n'est pas coutume, une voiture : la Mazda MX-5 Miata. Bonne lecture !

Il était une fois... la Mazda MX-5 Miata

La parole est à vous !

Pour faire de cet espace un lieu d'échange et de partage, vous retrouverez une sélection d'essais rédigés par des amis, à propos de leur véhicule actuel ou passé, qu'ils connaissent bien, et dont ils ont accepté de parler pour apporter un éclairage complémentaire à celui de la presse et des influenceurs à tout(e) éventuel(le) intéressé(e).

Cet article en fait partie.

Merci à eux !

"Miata is always the answer"

Depuis mes débuts en 4, puis 2 roues, mon intérêt pour ce qui crame de l'essence a continué de grandir. Ayant la moto plaisir, une voiture plaisir me faisait de l'œil. Une voiture que j'aurais choisie, une voiture à moi, que je pouvais modifier comme je l'entends.

Car l'ancienne voiture familiale, c'est toujours un bon utilitaire tout en confort, mais ça ne fait pas vraiment rêver. Est donc venue l'étape de réflexion : que choisir ?

Le choix du modèle

Je voulais une voiture atypique, qu'on ne voit pas tous les jours. Exit les Polo, Golf et autres. Ma liste se précisait petit à petit :

  • Nissan 370Z
  • Honda S2000
  • Lotus Elise
  • Hyundai Genesys
  • Toyota GT86

Le souci, c'est que je comptais utiliser cette voiture en daily. Et que j'avais un petit budget.

Puis mon père m'a parlé des Mazda MX5. Je fais quelques recherches, je vois que les 3 premières générations me sont accessibles. J'épluche en détail les spécificités des différents modèles, et j'en conclus que c'est la 3ème (nom de code NC) qui me conviendrait le mieux, dans sa plus grosse motorisation.

J'entame donc la quête de la bonne annonce, sans vraiment de succès. Les seuls véhicules que je repère dans mon budget sont ceux avec volant à droite. Je n'avais pas vraiment d'appréhension, mais j'avais une petite réserve dessus, sans doute la peur de l'inconnu.

Après m'être rassuré en lisant différents avis sur des forums ou dans des vidéos, je recentre mes recherches, jusqu'à trouver une annonce sur Facebook.

Celle d'un mandataire qui exporte des voitures directement d'Angleterre, et qui aide à l'obtention de papiers français :

Prenant mon courage à deux mains, je décide de le contacter afin d'avoir plus d'informations. Se montrant rassurant, je me laisse tenter par l'expérience. Nous convenons donc d'un rendez-vous sur Lille, un jour de décembre.

Pendant que la veille je me reposais et que le lendemain matin je prenais le train direction le nord, le mandataire apportait la voiture par le ferry, et lui faisait passer le contrôle technique.

Vient le moment de voir la voiture : en photo elle me plaisait déjà, l'avoir en vrai devant mes yeux m'a conforté énormément dans mon choix : c'est cette voiture que je veux.

Un petit essai de la voiture et quelques conseils pour prendre en main la voiture, puis des papiers signés, un chèque remis, et me voilà reparti par l'autoroute, dans ma voiture.

Les MX5 ne sont pas reconnus pour être des dragsters. L'édition que j'ai comporte un moteur de 2L atmosphérique de 160 chevaux, au comportement me rappelant fortement celui des 4 cylindres d'une moto : peu en bas, tout en haut.

Mais ça lui suffit à me donner le sourire aux lèvres : c'est joueur, réactif, relativement confortable, avec une bonne tête. C'est simple : dès que je pose mes mains sur le volant, je suis content.

Bien sûr, quelques semaines plus tard, je me décide à faire quelques modifications. De fil en aiguille, je monte en compétence sur la voiture, et elle est de plus en plus à mon goût : nouvel échappement, reprogrammation par moi-même, nouveaux amortisseurs pilotés…

J'ai tellement démonté et remonté cette voiture que j'en viens à considérer ça comme du Lego. Et quand je la conduis, il y a toujours ce petit sentiment de fierté, du genre : elle tourne bien, ce que j'ai fait est bien. En plus de ça, comme la voiture ne passe pas inaperçue, ça m'arrive d'avoir des commentaires comme :

  • "regarde papa, la belle voiture !"
  • "ouaaaaah la voiture"

ou encore un pouce en l'air avec un grand sourire.

Aujourd'hui, que penser de tout ça ?

Certes, en tant que véhicule de tous les jours, elle n'est pas aussi pratique qu'un monospace. Ni aussi confortable qu'une berline allemande. Mais ce n'est pas le but recherché. L'important, c'est les sensations qu'elle procure : un moteur rageur qui ne demande qu'à hurler en prenant des tours, un châssis faisant passer la voiture pour un gros kart, et l'agréable découverte du monde de la décapotable.

La connexion à la route, renforcée par le champ visuel large et les cheveux au vent, me rappelle énormément ce qu'on pourrait ressentir en 2 roues. On retrouve même un esprit de communauté semblable.

Bref. C'est une autre façon de rouler, totalement orientée plaisir.